Luís Fernando Veríssimo est né en 1936 à Porto Alegre, est un journaliste, un chroniqueur et un humouriste de grand renom au Brésil . Depuis plus de quarante cinq ans, il consacre sa vie professionnelle à la presse et à différentes formes d'expression, avec un égal succès : littéraire (chroniques, nouvelles, livres de voyage, romans, pièces de théatre, poésie, graphismes, dessins, BD, pleins d'humour et de dérision), musical (membre de groupes de jazz), télévision et cinéma qui font vivre certains de ses personnages de fiction, devenus très familiers (le détective ED.Mort, la vieille de Taubaté, le psychnaliste Bajé, qui, à la TV, a inspiré le très célèbre Jô Soares…).
Après avoir étudié à Porto Alegre (Brésil) et aux États-Unis, où son père Erico Veríssimo, grand écrivain, occupe plusieurs postes, et fait quelques voyages, avec ses parents à Paris et en Europe, il revient à Porto Alegre en 1967. Il y entre au Journal Zero Hora où il se verra confier une chronique quotidienne qu'il continue jusqu'à aujourd'hui. Il s'y révèle un fin observateur de la vie quotidienne de la classe moyenne brésilienne dont il évoque joies, tristesses, goûts, qualités, défauts, dans une langue très vive et souvent drôle, avec sympathie, humour et autodérision, mais, quand il le faut, il sait parler « sérieusement » avec l'autorité d'un homme de principes. Il consacre ainsi, la chronique et la nouvelle, genres typiquement brésiliens et très appréciés...
Son premier livre « O popular » (1973), un recueil de textes publiés dans la presse, connaît un vif succès que signale le journal O Estado de São Paulo. Cela lui vaudra d'entrer, en 1975, au Jornal do Brasil, dans le Caderno B, avec une BD et une chronque dominicale qui deviendra quotidienne en 1995; de 1982 à 1989, il écrira une page humouristique dans la revue Veja; en 1989, une chronque dominicale et une BD dans l'Estado de São Paulo.
Luís Fernando Veríssimo, a publié plus de 40 ouvrages dont plusieurs best-sellers. Nous citons le ler livre de chaque catégorie et quelques-unes œuvres marquantes
Chroniques et nouvelles : 1973 « O Popular » ( J.Olympio,) suivi de « A grande Mulher nua (1975), A mesa voadora (1978), sur des sujets gastronomiques ; Ed.Mort e outras histórias (1979), Sexo na Cabeça (1981), O analista de Bajé (1981), o gigolô das palavras (1982) ; A velha de Tabubaté (1883), O rei do Rok (1984), O suicida e o computador (1992) ; Comédias da Vida Privada - 101 crônicas escolhidas (1994) ; comédias da vida pública (1995) ; "A eterna privação do zagueiro absoluto" (1999), chroniques sur le footbal, Banquete com os deuses (2003), chroniques sur le cinéma, la littérature et autres arts.
Livres de voyage : 1981, Traçando Nova York. Il y aura aussi Traçando Paris (1992), Roma (1993), Porto Alegre (1994), Tokyo (1996) et Madrid (1997)
Romans : 1988 : O Jardim do Diabo; 1999 : Gula-o clube dos Anjos; 2000 : Borges e os orangotangos eternos.
Théâtre : 1988 : Brasileiras e Brasileiros;
Poesie : 2002 "Poesia numa hora dessas ?"
Luís Fernando Veríssimo gagne, en 1982 et 1983, le Prix de l'Humour pour les Journalistes de la Revue Veja, et, en 1989 et 1994, le Prix des Droits Humains du Mouvement Justice et droits Humains et de la Commission Sobral Pinto (RS).
Trois de ses œuvres sont traduites en Français (meilleures ventes de la FNAC) :
- Et mourir de plaisir. Le Seuil, collection Cadre vert, 2001.
- Jack Tance, un privé à Rio. Éd. Écailler du Sud, 2003.
- Borges et les Orangs-outangs éternels. Le Seuil, collection Cadre vert, 2005.