
I - Le plan d'actions municipales pluriannuel 2004 pour le développement de l'apprentissage des langues à Montreuil se décline ainsi:
- Avec l'Education Nationale, permettre aux enfants scolarisés d'acquérir la maîtrise de deux langues vivantes - en plus du français.
II - Les partenariats:
A) L'INALCO (Institut National des Langues et Civilisation Orientales) C'est un établissement à caractère scientifique, culturel et professionnel sous la tutelle du Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il a pour vocation l'enseignement des langues d'Europe centrale et orientale, d'Asie, d'Océanie, d'Afrique et des populations aborigènes d'Amérique, ainsi que de la géographie, l'histoire, les institutions, la vie politique, économique et sociale des pays concernés. L'INALCO a reconnu la volonté de la ville de Montreuil vis à vis des peuples et des cultures étrangères, tant sur le plan de l'accueil que sur le plan des coopérations et des solidarités internationales, en conséquence l'INALCO et la ville de Montreuil se sont engagés en partenariat avec l'Education Nationale, à créer des opportunités de rencontre entre les élèves des écoles et des établissements scolaires de Montreuil et les enseignants de l'INALCO, dans le cadre d'activités spécifiques consacrées aux langues et aux cultures étrangères et s'intégrant aux programmes scolaires. Ces rencontres (clubs culture) seront organisées autour de différentes thématiques (histoire, économie, culture ...) et sous les formes pédagogiques les mieux appropriées. Des modules adaptés seront organisés pour les élèves des collèges et des lycées de Montreuil qui apprennent des langues telles que le chinois ou l'arabe. Le parcours culturel de ces élèves pourra ainsi s'enrichir d'une approche complémentaire de la langue et de la culture étudiée.
B) L'Implantation d'un lycée international avec l'ACTEP A l'Est de Paris, une démarche originale de coopération intercommunale, sous forme associative, a été mise en place en 2000 avec la création de l'Association des Collectivités Territoriales de l'Est Parisien (ACTEP) regroupant 20 communes et les départements de la Seine-Saint-Denis et du Val de Marne. L'Est parisien constitue le coeur d'un espace de liaisons et échanges entre Paris et les grans pôles régionaux de l'Est parisien (Paris-Bercy, Paris-Rive Gauche, Marne la Vallée, Seine Amont, Roissy-Cahrles de Gaulle, Orly-Rungis, Bobigny et Créteil). Les grands axes routiers et férrés qui le traversent, structurent l'agglomération parisienne et mettent le territoire aux portes de l'Europe. Cette démarche s'organise autour de huit thèmes :le développement économique, la formation, le transport et les déplacements, l'environnement, les technologies de l'information et de la communication, la santé, la culture et le tourisme et surtout l'éducation et la formation. Avec le transfert par l'Etat et la Région de la compétence concernant les lycées internationaux, l'ACTEP a pris l'initiative de solliciter l'Etat et la Région, quant à l'implantation d'un lycée international dans l'est parisien, élèment central du projet de teritoire. L'éducation et la formation sont au coeur des priorités de cette intercommunalité de projet. Ce complexe d'enseignement international d'envergure nationale regroupe sur un même site un lycée avec classes préparatoires aux grandes écoles, un collège et un internat, soit environ 2000 élèves. Ce campus comprend un ou plusieurs équipements sportifs et culturels, ouvert aux élèves, aux habitants et aux entreprises du territoire. Afin de faire de l'Est parisien un territoire d'excellence en matière de formation et plus particulièrement de formation linguistique, ce complexe d'enseignement internationalconstitue la tête de réseau des établissements du territoire proposant des classes européennes et des sections internationales. Le lycée international est placé au coeur d'une dynamique éducative originale et novatrice de la maternelle aux établissements d'enseignement supérieur ou de coopération internationale du territoire, conformément au Contrat d'Objectifs signé en novembre 2003 entre l'Education Nationale et l'ACTEP. Il s'agit d'un établissement désectorisé, mais afin de l'ancrer territorialement, le recrutement prévoit 1/3 d'élèves franciliens, 1/3 d'élèves de l'Est parisien et 1/3 d'élèves étrangers (avec un dispositif d'accompagnement et de préparation). L'enseignement de l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'italien, l'arabe, le chinois, le japonais et le français pour non francophones - et bien entendu le portugais de la Lusophonie - est prévu. D'autres langues complèteront à terme l'enseignement. Le lycée acceptera un grand nombre d'équivalences de diplômes étrangers. Ces actions signifient que nous chercherons avec l'Education nationale à mettre en place une politique ambitieuse, lisible et de la plus haute qualité pour les jeunes de notre ville qui comme vous savez est une ville de la banlieue parisienne. Aujourd'hui la France est en retard sur l'apprentissage précoce des langues. De nombreux pays européens nous montrent le chemin en intégrant les langues étrangères dans l'enseignement obligatoire dès le primaire. Pour continuer sur cette route il faut des moyens. Ils manquent cruellement. Nous ne pourrons être à la hauteur des enjeux, si nous n'arrivons pas à dégager les ressources financières nécessaires. Aborder humainement la mondialisation, c'est combattre la part trop restreinte réservée aux langues de la planète. A Montreuil, si nous nous sentons européens et combattons l'affaiblissement de l'italien, du portugais, de l'allemand, etc. ... nous ne pouvons pas pour autant, accepter le recul de l'arabe, du chinois, du russe, etc. ... Nous sommes pour une politique totalement volontariste en faveur d'une vraie diversification des langues vivantes et nous voulons éviter le "tunnel de l'anglais". Pour cela, nous devons accompagner toute démarche linguistique d'actions culturelles et artistiques de haut niveau, seules en mesure d'ouvrir une réelle sensiblité sur la diversité du monde. Sensibiliser la jeunesse et le grand public à d'autres pays, à d'autres cultures, au respect, aux échanges et à la fraternité entre les peuples est de notre responsabilité. De ce point de vue, c'est avec joie que nous avons répondu aux sollicitations du Président de Brésil/Brésils 2005, Jean Gautier. Ce colloque, je crois, en est une des meilleures illustrations. Son organisation a été facilitée par les relations d'amitié et de coopération que nous avons développées depuis plusieurs années avec Palmela au Portugal, avec l'Afrique et nien entendu avec le Brésil et la ville de Diadema de l'Etat de São Paulo. Nul doute qu'avec le Brésil, qui entend prendre toute sa place dans la promotion et l'apprentissage de la langue portugaise, cette langue aie un grand avenir devant elle. Nous sommes les amis de la langue portugaise. Nous soutiendrons du mieux que nous pourrons avec l'aide de la fancophonie et les autres institutions latines son apprentissage. La langue portugaise est non seulement européenne mais aussi africaine, indienne et même asiatique. Elle nous est indispensable. J'espère que cela sera souligné avec suffisamment de force dans ce colloque qui entend poser un nouveau regard sur la mondialisation linguistique. Au nom de la Municipalité, au nom de l'ACTEP, je souhaite plein de succès aux travaux de ce colloque et vous dis à demain, à Montreuil.